FILMS

 

L'homme de sable, le cinéma de Thierry Michel José-Luis Peñafuerte

Pourquoi un film sur le cinéaste Thierry Michel à travers le regard du cinéaste José-Luis Peñafuerte? Du Brésil à l'Iran en passant par la Wallonie, l'Afrique, Thierry Michel a toujours filmé à taille humaine, un cinéma qui réussit à nous transmettre avec intelligence le faux du vrai. Un cinéma engagé qui a traversé les 40 dernières années de notre Histoire récente. Lorsqu'aujourd'hui, José-Luis Peñafuerte regarde le parcours de Thierry Michel, c'est 40 ans de Mémoires et de combats des hommes qui se dévoilent à travers ce film. Ensemble, ils nous proposent, non seulement une leçon de cinéma, mais aussi une réflexion pertinente sur le réel, sur la mémoire, sur l'engagement, sur la complexité du monde et le destin des hommes.

Réalisateur : José-Luis Peñafuerte

Auteurs : José-Luis Peñafuerte et Luc Jabon

Image : Rémon Fromont, avec Géraud Vandendriessche

Son : Jean-Luc Fichefet

Montage : Michèle Maquet

Producteurs : Francis Dujardin (Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles) Christine Pireaux (Les Films de la Passerelle)

Une coproduction : Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Les Films de la Passerelle – RTBF Secteur Documentaire – Wallonie Image Production – Avec l’aide de la Loterie Nationale – du Tax Shelter Liege Airport – Ciné + Avec le soutien de Madame Fadila Lanaan, Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Egalité des chances de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Durée : 71 minutes

Né à Bruxelles, de nationalité belge et espagnole, José-Luis Peñafuerte a passé son enfance à Bruxelles. Dans les années 80, il suit ses parents exilés politiques qui retournent en Espagne, leur terre natale, avant de regagner à nouveau la Belgique des années plus tard. Au début des années 90, il collabore étroitement à la création du premier festival de cinéma hispanique de Bruxelles. En 1993, il entre à l'IAD (école belge de cinéma), en section réalisation cinéma et documentaire, où il réalisera plusieurs courts métrages de fictions et de documentaires. En 2001, José-Luis présente son premier long métrage documentaire, Niños, qui retrace l'exil forcé et oublié des orphelins de la guerre civile espagnole. Le film sera sélectionné dans divers festivals internationaux et diffusé par plusieurs télévisions européennes avec un succès. Son deuxième film, Aguaviva (2005), s’intéresse à la question de l’immigration, à travers le cas d’un petit village espagnol vieillissant et déserté qui fait appel à des étrangers pour se repeupler et revivre. En 2007, le Ministère de la Culture espagnol lui confie la récupération d'archives et de témoignages filmés des derniers exilés politiques espagnols vivant en Belgique. L’année suivante, il fonde à Bruxelles le collectif Les Sentiers de la Mémoire qui a pour but de préserver et de promouvoir la mémoire de l’exil espagnol en Belgique. Avec son premier long métrage documentaire, Les Chemins de la Mémoire (2010), José-Luis Peñafuerte réalise le premier film qui dévoile les crimes commis durant les quarante années de dictature franquiste en Espagne. Le film sortira avec succès dans les salles de cinéma de plusieurs pays européens, et il sera récompensé de divers prix internationaux comme le prix CMCA du meilleur documentaire méditerranéen de l'année, le Magritte du meilleur documentaire belge, ainsi que le Prix Condorcet-Aron pour la démocratie. En 2011, il sera nommé membre d'honneur de l'Institut Cervantes de Belgique. Actuellement, il prépare l'adaptation cinématographique du roman Le Grand Voyage de l'auteur franco-espagnol Jorge Semprun, bestseller des éditions Gallimard.