FILMS

 

Hôtel particulier Thierry Michel

Tuer le temps, attendre. Les lettres ouvertes par d'autres avant d'être lues. La visite du samedi, deux heures. Et enfin le congé, les vêtements civils, la femme qui attend! 
Six personnages en quête d'existence dans ce huis clos où s'affrontent silencieusement la vie et la mort, l'évasion et le suicide comme seule alternative au néant et à la perte de soi.
Six hommes enfermés sans cache, sans tricherie, mettant en scène leur propre réalité : exacerbée par/pour la caméra dans un film où se croisent réel et imaginaire, document et récit comme partie prenante d'une réalité vécue. 

Réalisation / directed by Thierry MICHEL & Fabienne RENARD
Scénario/script Thierry MICHEL, Fabienne RENARD & Christine PIREAUX
Direction photo/photography Salvatore ALLEGRO
Prise de vue / camera Thierry MICHEL
Prise de son / sound Dominique WARNIER
Mixage/mixing Charles MARIQUE
Montage / editoring Adriana MOREIRA & Marie France COLLARD
Musique originale/music Francis DANLOY
Direction de production Marc MINON & Jean-Paul TREFOIS
Producteur exécutif / executive producer Christine PIREAUX
Production Les Films de la Passerelle, RTBF, VIDEO GRAPHIE, CANAL EMPLOI, MEDIAFORM PROD, WALLONIE IMAGE PRODUCTION
Avec l'aide du Ministère de la Communauté française de Belgique
Long métrage - vidéo 3/4 B.V.V. - Durée 90 et 55 minutes – couleur

A la fin des années 80, il opère un retour au réel avec le Brésil bouleversant des gosses de rue et des favelas (bidonvilles) qu'expriment les émouvants "Gosses de Rio" et "A Fleur de Terre". Il y découvre la culture noire, cette culture qu'il va approfondir au Zaïre avec son célèbre et plusieurs fois primé "Zaïre, le cycle du serpent", un portrait impitoyable de la nomenclature et des laissés pour compte de la société zaïroise.

Bref retour au pays, il y filme un ministre déchu au coeur d'un scandale politico policier qui ébranle profondément la Belgique "La Grâce Perdue d'Alain Van Der Biest" avant de reprendre son sac à dos et d'aller interroger le bien fondé de la charité armée internationale avec "Somalie, l'Humanitaire s'en va-t-en guerre". 

Quelques mois plus tard, il repart au Zaïre pour y réaliser un film sur l'héritage colonial et la présence blanche dans ce pays après 35 ans d'indépendance, "Les Derniers Colons". Quelques jours après son arrivée, il est arrêté, incarcéré et expulsé du pays. Son matériel saisi, il termine son film grâce à ses archives personnelles et aux images tournées lors des repérages.

Il réalise un documentaire sur le rapport historique entre Zaïrois et colons blancs durant ces 35 années d’indépendance du Congo/Zaïre, “ Nostalgie post-coloniale ”. Après quoi, il repart pour l’Afrique réaliser une oeuvre majeure “ Donka, radioscopie d’un hôpital africain ”. Ce tragique portrait humaniste et sans concession de l’hôpital de Conakry en Guinée obtiendra les plus grandes distinctions tant en Europe qu’aux Etats-Unis.

Toujours entraîné dans le sillage de l’Afrique, Thierry Michel engage, après la chute du dictateur zaïrois, la réalisation d’un documentaire historique qui n’est pas sans rappeler les grandes tragédies shakespeariennes : “ Mobutu, roi du Zaïre ”.

Après 10 années et sept films réalisés en Afrique, il repart vers l’Asie, en République Islamique d’Iran, dans l’un des berceaux de l’islamisme intégriste. Il y réalise son dernier film « Iran, sous le voile des apparences » qui dresse le portrait d’une société fracturée, socialement et culturellement. L’œil du cinéaste y capte la ferveur religieuse des uns qui contraste si violemment avec le désir de liberté des autres. Sélectionné dans les grands festivals, à nouveau il glane de nombreuses distinctions internationales.

Thierry Michel va ensuite remonter le fleuve Congo et voyager à nouveau dans l'histoire, la mémoire et le destin de l'Afrique. Cheminement personnel vers la source et les origines de ce pays, il continue avec "Congo River" sa quête de lumière et de ténèbres, porté par le désir de remonter dans le mystère et les profondeurs de sa forêt équatoriale et de son fleuve majestueux. 

Insatiable de curiosité, Thierry Michel n'arrête pas depuis plus de 30 ans de filmer les visages qui peuplent la "réalité sublimée" de sa caméra à travers le monde. "Les clés sont les mêmes, ici ou là-bas. Les distances avec l'autre s'abolissent. L'homme est le même partout, les pulsions de vie et de mort s'affrontent de façon identique. Et je n'ai pas fini de chercher."

Mention au Festival de Nyon (Suisse)
26/05/1986 90' RTBF1 10H03 BELGIQUE
10/02/1987 50' BRT 1 21h04 PAYS BAS
10/02/1987 50' BRT 1 21h04 BELGIQUE
2/02/1991 58' FR3 15H30 FRANCE
5/02/1991 58' LA 7 15H19 FRANCE
29/01/1991 58' LA 7 20h05 FRANCE
2/02/1991 59' FR3 15h30 PAYS BAS
2/02/1991 59' FR3 15H30 BELGIQUE
2/02/1991 59' FR3 15H30 FRANCE
2/02/1991 60' CHFR3 15h30 SUISSE
5/02/1991 58' LA 7 15h19 FRANCE