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Donka, radioscopie d'un hôpital africain Thierry Michel

La vie au quotidien du grand hôpital public de conakry en Guinée , l'hôpital Donka. 
Durant 6 semaines, le réalisateur a suivi d'étage en étage, de service en service quelques malades et leur famille, des médecins, des infirmiers. Les portraits s'alternent dans une chronique de vie faite de tragique et d'espoir, où chacun essaie de s'en tirer "coûte que coûte".

Dans cet hôpital du dernier recours, les familles espèrent sauver leur enfant, leur parent. Mais sans argent, pas de médicament, et peu de chance de survie.

Le film interroge l'état des structures hospitalières africaines et témoigne de la lutte de médecins décidés à relever le défi de la santé publique dans l'Afrique d'aujourd'hui.
Scénario et réalisation Thierry MICHEL
Assistant / Assistent Aliou N'DOY BAH
Assistante médicale Mariama DIALLO
Direction photo / Photography Luc FRISSON
Prise de son / Sound Pierre MERTENS
Régie/ Regie Djibril SYLLA
Montage / Editoring Marine DELEU
Musique / Music Marc HEROUET
Producteur exécutif /Executive producer Christine PIREAUX 
Producteurs associés Léon DESCLOZEAUX, Martine BARBE & Christine PHILIPPE
Producteurs Délégués Les Films de la Passerelle & Zeaux Productions
Production Les Films de la Passerelle, Zeaux Productions, Médecins Sans Frontières, Image Création, R.T.B.F. Liège & C.B.A.
avec la participation de Canal + et de BRTN
avec l'aide de la Communauté Française de Belgique, la Commission Européenne, l'A.G.C.D.
avec la collaboration de l'ONACIG, DOCUMENTARY, le C.N.C., la PROCIREP, le Ministère de la Coopération et du Développement
Documentaire - 35 mm- 85 et 59 min - couleur - 1996 - dolby stéréo
Thierry Michel est né le 13 octobre 1952 à Charleroi en Belgique dans une région industrielle surnommée "Le Pays Noir". A 16 ans il engage des études de cinéma à l'Institut des Arts de Diffusion, à Bruxelles. Il y vit les derniers bruissements de mai 68 et l'agitation étudiante, prélude à un engagement politique, dans les engrenages militants et lyriques de l'époque. 

Au bassin minier et sidérurgique de son enfance, il réalise ses premiers films documentaires "Pays Noir, Pays Rouge" et "Chronique des Saisons d'Acier". Il y réalise également son premier long métrage de fiction "Hiver 60" qui raconte la grande grève insurrectionnelle belge de 1960. Peu après, alternant documentaires et fictions, il entre une caméra poignante et complice dans les murs d'une prison pour son film "Hôtel Particulier", un hymne à la liberté au coeur de l'enfermement. 

Ensuite, après ces années d'une quête d'identité et d'enracinement régional et politique, Thierry Michel part vers d'autres continents à la recherche d'autres solidarités, d'autres utopies. Dans ce Maroc profond qui l'a toujours attiré, il réalise son deuxième long métrage de fiction "Issue de Secours", une oeuvre poétique et mystique au coeur du désert.

A la fin des années 80, il opère un retour au réel avec le Brésil bouleversant des gosses de rue et des favelas (bidonvilles) qu'expriment les émouvants "Gosses de Rio" et "A Fleur de Terre". Il y découvre la culture noire, cette culture qu'il va approfondir au Zaïre avec son célèbre et plusieurs fois primé "Zaïre, le cycle du serpent", un portrait impitoyable de la nomenclature et des laissés pour compte de la société zaïroise.

Bref retour au pays, il y filme un ministre déchu au coeur d'un scandale politico policier qui ébranle profondément la Belgique "La Grâce Perdue d'Alain Van Der Biest" avant de reprendre son sac à dos et d'aller interroger le bien fondé de la charité armée internationale avec "Somalie, l'Humanitaire s'en va-t-en guerre". 

Quelques mois plus tard, il repart au Zaïre pour y réaliser un film sur l'héritage colonial et la présence blanche dans ce pays après 35 ans d'indépendance, "Les Derniers Colons". Quelques jours après son arrivée, il est arrêté, incarcéré et expulsé du pays. Son matériel saisi, il termine son film grâce à ses archives personnelles et aux images tournées lors des repérages.

Il réalise un documentaire sur le rapport historique entre Zaïrois et colons blancs durant ces 35 années d’indépendance du Congo/Zaïre, “ Nostalgie post-coloniale ”. Après quoi, il repart pour l’Afrique réaliser une oeuvre majeure “ Donka, radioscopie d’un hôpital africain ”. Ce tragique portrait humaniste et sans concession de l’hôpital de Conakry en Guinée obtiendra les plus grandes distinctions tant en Europe qu’aux Etats-Unis.

Toujours entraîné dans le sillage de l’Afrique, Thierry Michel engage, après la chute du dictateur zaïrois, la réalisation d’un documentaire historique qui n’est pas sans rappeler les grandes tragédies shakespeariennes : “ Mobutu, roi du Zaïre ”.

Après 10 années et sept films réalisés en Afrique, il repart vers l’Asie, en République Islamique d’Iran, dans l’un des berceaux de l’islamisme intégriste. Il y réalise son dernier film « Iran, sous le voile des apparences » qui dresse le portrait d’une société fracturée, socialement et culturellement. L’œil du cinéaste y capte la ferveur religieuse des uns qui contraste si violemment avec le désir de liberté des autres. Sélectionné dans les grands festivals, à nouveau il glane de nombreuses distinctions internationales.

Thierry Michel va ensuite remonter le fleuve Congo et voyager à nouveau dans l'histoire, la mémoire et le destin de l'Afrique. Cheminement personnel vers la source et les origines de ce pays, il continue avec "Congo River" sa quête de lumière et de ténèbres, porté par le désir de remonter dans le mystère et les profondeurs de sa forêt équatoriale et de son fleuve majestueux. 

Insatiable de curiosité, Thierry Michel n'arrête pas depuis plus de 30 ans de filmer les visages qui peuplent la "réalité sublimée" de sa caméra à travers le monde. "Les clés sont les mêmes, ici ou là-bas. Les distances avec l'autre s'abolissent. L'homme est le même partout, les pulsions de vie et de mort s'affrontent de façon identique. Et je n'ai pas fini de chercher."
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